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Budget : de l’affichage, encore de l’affichage…
Une séance du conseil municipal essentiellement consacrée à l’examen du Budget Primitif : les élus du groupe Osons Albertville se sont opposés à ce projet pour plusieurs raisons :
Ce budget cultive, une nouvelle fois l’affichage : recettes largement minorées, dépenses largement majorées,. Martine Berthet et son équipe cultivent un discours pessimiste sur la dégradation des ressources municipales et offrent aux Albertvillois des perspectives bien peu ambitieuses, alors que de réelles marges de manœuvre apparaissent du fait entre autres du transfert de compétences à l’agglomération ou d’allègement de charges :
> la disparition de la subvention à la Maison du tourisme : 176 000 €
> la disparition du fonds de concours pour les transports : 215 000 €
> la moindre contribution au fonds de péréquation : – 159 000 €
> une nouvelle dotation de solidarité communautaire (bien que largement sous-estimée à notre avis), qui permet à la Ville de bénéficier de 150 000 € supplémentaires.
Soit au total plus de 700 000 € de marge !

L’effort d’équipement et l’investissement prévu au service des Albertvillois est très faible. (300 € par habitant prévus en 2017 contre 379 € pour les communes de même taille !) On affiche de gros chantiers mais on ne propose que 468 000€ pour les dépenses courantes d’entretien de la ville… alors que le minimum vital est de 1 M€.

Une nouvelle fois, ce budget offre un contraste saisissant avec les très nombreuses annonces de projets qui émaillent discours et interventions dans la presse depuis le début du mandat.

Aménagement du secteur de l’Hôtel de Ville : une nouvelle fois, on repousse le projet… pour privilégier la réfection des réseaux rue de la République… et permettre à Ugine de se raccorder à la station d’épuration. 8 M€ d’investissement, dont plus de 4M à la charge de la ville… alors que la compétence assainissement reviendra dans moins d’un an à l’agglomération. Un choix singulier quand on sait que la redynamisation du centre ville et le déplacement du marché constituaient l’une des priorités affichées de Martine Berthet. A une vision d’ensemble construite et cohérente, on préfère une « politique d’opportunités » … qui n’en sont d’ailleurs pas toujours !

En matière de dépenses de fonctionnement, le budget réceptions, fêtes et cérémonies et les rémunérations de prestataires s’envolent dans des proportions très importantes. Pendant que les recettes diminuent, les dépenses augmentent et l’excédent de gestion courante ne cesse de baisser au fil des exercices.

Désendettement : on marque le pas. Aucun gros projet ni investissement n’ayant été enclenché, il est facile pour la municipalité d’afficher un désendettement de 4M€… et de s’en tenir à cet objectif pour le mandat.

Dissolution de l’ODSA : et de deux !
Pour l’adjoint aux sports Jean-François Brugnon, c’est la deuxième disparition d’un office des sports (OMCS avant 2008 puis ODSA).
Une structure « du passé » selon Martine Berthet. La réalité c’est que jamais cette municipalité n’a souhaité donner à l’ODSA créé sous le mandat de Philippe Masure toute la place et la vocation qui aurait dû être les siennes. Retour au dialogue bilatéral entre la ville et chaque club, sans vision collective, sans associer les représentants des clubs à la politique sportif, l’évènementiel ou la gestion des installations.
Le sujet des conflits d’usage entre sport quotidien pour tous et évènementiel à la Halle Olympique aurait été par exemple une bonne occasion d’échanges et de solutions concertées et partagées plutôt que d’arrangements hâtifs et désordonnés proposés aux clubs concernés.
Cette municipalité par sa pratique « verticale », a décidément bien du mal avec le participatif… Constatant son inutilité dans le fonctionnement municipal en lien avec les clubs, l’ODSA a préféré disparaitre…

Emplois d’avenir et politique de ressources humaines : vigilance !
Après avoir critiqué ouvertement le dispositif des emplois d’avenir, la municipalité multiplie les embauches dans ce cadre, ce qui lui permet de disposer de ressources humaines bien peu coûteuses. Les élus OA émettent des réserves sur les missions délicates ou surdimensionnées qui pourraient leur être confiées et les mettre en difficulté (comme lors de ce conseil, le recrutement d’un emploi d’avenir pour des missions de négociation et de médiation dans le quartier de la plaine de Conflans). D’autres offres d’emploi diffusées par la Ville attestent d’une volonté de recruter à bas salaire pour des missions importantes et nombreuses. Les élus Osons Albertville ont exprimé toute leur vigilance.

One thought on “Echos du conseil municipal du 20 février 2017

  1. merci pour ces (mauvaises) nouvelles.
    pour ce qui est des travaux : je passe 2 fois par semaine devant la salle du Val des Roses (ancienne église Ste Thérèse), son fronton est dégradé, quels travaux envisagés ?
    illuminations de Noël : c’&tait très joli, mais quel gaspillage de lumière jusqu’à fin février !
    bon courage
    jacqueline Dutel

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