Le château rouge vendu... un nouveau maire pour Albertville ?... les dernières nouvelles de l'été

Voici notre dernière lettre d’information avant les vacances municipales et la reprise en septembre.

Un nouveau maire pour Albertville ?

Drôle de question direz-vous… Nous ne sommes qu’à la moitié du mandat de Martine Berthet. Et pourtant, une rumeur de plus en plus insistante et émanant de « milieux autorisés » (selon la formule consacrée) fait d’elle la très probable candidate de la droite savoyarde pour les élections sénatoriales du 24 septembre en remplacement de Michel Bouvard démissionnaire.

Si l’information se confirme, si la droite ne présente pas d’autre candidat, l’issue du scrutin peut tout à fait être favorable au Maire d’Albertville … Il faut rappeler que les sénateurs sont élus par de grands électeurs, élus parlementaires, régionaux, départementaux et municipaux. Un corps électoral majoritairement à droite en Savoie. L’incertitude réside dans une éventuelle candidature REM…

Reste que si Martine Berthet devenait sénatrice, elle devrait abandonner son mandat de maire en vertu de la loi sur le non-cumul. Elle ne pourrait conserver qu’un simple mandat de conseillère municipale ou de conseillère départementale.

Si l’information de cette candidature se confirme, que signifierait ce choix pour le moins surprenant de la part d’une première magistrate élue pour la première fois à Albertville il y a tout juste trois ans… et ce alors que les grands chantiers du mandat sont à peine engagés ?

Aveu d’ambition pour un mandat national… même si le mandat de sénateur n’offre nullement l’affichage et la proximité d’un mandat de Maire ? Aveu d’ennui ou de difficulté à exercer son mandat municipal ? Quoiqu’il en soit, les Albertvillois méritent d’être informés en toute transparence et en temps et en heure de la décision de celle qui a sollicité leurs suffrages il y a trois ans…

D’autant que, dans le même temps, le premier adjoint Vincent Rolland devenu député s’apprête à quitter son poste d’adjoint et de Vice-Président d’Arlysère (toujours en application du non-cumul) et à redevenir au mieux simple conseiller municipal et communautaire s’il abandonne le Département. A moins qu’il ne choisisse de rester conseiller départemental et de quitter purement et simplement le conseil municipal albertvillois…

Le château rouge vendu à un artiste : Le peintre Yves Clément, natif d’Albertville, qui a bâti sa renommée avec ses fameuses « coulures » colorées ou noir et blanc, a racheté à la Ville le château rouge pour la somme de 550 000 €. Il fera du lieu un site artistique ouvert au public. Nous avons naturellement voté en faveur de cette vente. On ne peut s’empêcher de souligner que cette cession, heureuse, démontre qu’il est possible d’avoir des ambitions pour la vente du patrimoine à Conflans, au lieu d’en brader les éléments comme c’est le cas pour le Clos des Capucins (pour lequel notre recours est toujours en attente de jugement au tribunal administratif).

Semaine de 4 jours : précipitation et débat tronqué. C’est fait. Albertville fait partie du tiers des communes (en majorité de petites communes rurales), qui, sur le plan national, ont fait le choix de revenir à la semaine de 4 jours dès la rentrée prochaine. Un choix effectué avec vitesse et précipitation, sans prendre en compte le temps d’un réel débat éclairé par des analyses et des expertises, mais avec pour objectif d’économiser les 200 000 €  requis pour l’organisation des activités péri-scolaires et de prendre en compte la « fatigue des enfants », argument un peu court et essentiellement démagogique. A aucun moment l’échec scolaire et la nécessité de conserver 5 matinées d’apprentissage n’ont été évoqués. Nous avons voté contre cette décision eu égard aux conditions dans lesquelles elle a été prise.

ZAC olympique : Décidément, difficile d’y voir clair dans « qui fait quoi ? » et « qui paie quoi ? » dans ce dossier de la ZAC olympique qui prévoit l’aménagement du secteur autour de la Halle avec des activités économiques, de loisirs et de sport. Une ZAC qui devrait logiquement relever de la compétence de l’agglomération Arlysère, mais dont la particularité est d’offrir une mixité d’équipements publics et d’activités économiques… Une zone dont l’aménagement a été confié à la SAS et qui coûtera à la Ville 3M€ 

(redevance versée au concessionnaire) et près de 3M € en apport de foncier. Le gymnase du Sauvey sera t-il démoli ? Le parc hôtelier sera t-il implanté sous les balcons des riverains du Roc Rouge ou de l’autre côté du chemin des 3 poiriers ? Comment les flux de circulation permettront-ils d’assurer la sécurité des élèves lors de leur dépose devant le collège de la Combe de Savoie ? Comment peut-on imaginer un complexe sportif dont le coût annoncé, plutôt bas, ne semble pas offrir des garanties de qualité architecturale et d’usage ? De très nombreuses questions restent sans réponse. Requalifier et développer le quartier olympique oui mais attention à la compatibilité des choix architecturaux avec la vocation touristique également affichée. Le chemin du patrimoine va tout de même traverser la ZAC, il serait bon qu’il ne soit pas bordé de hangars tel que celui qui accueille actuellement les tennis couverts. De même, le choix de peu végétaliser la ZAC peut se comprendre du point de vue de la rentabilité économique mais beaucoup moins du point de vue de l’intégration paysagère. Nous restons favorables à l’aménagement du secteur, mais nous resterons très vigilants, dossier par dossier…

Extension de la Halle Olympique : Nous nous sommes abstenus sur  le projet d’extension pour les raisons suivantes :
– tout dans ce dossier traduit un manque de vision et de précision quant aux financements.
– des relocalisations (Maison du Tourisme, Maison des Jeux Olympiques) et une implantation(Centre d’interprétation d’architecture et du patrimoine) qui aurait pu être anticipées alors que l’on a inauguré la Halle il y a moins de deux ans !
– un parti pris architectural plus que contestable
– notre souhait de voir un point d’accueil touristique maintenu en centre ville
– la façon dont a été géré le dossier du restaurant (un changement de mode de gestion et des dysfonctionnements qui entraînent une facture lourde à payer …)

Au total de lourds enjeux d’argent public et des choix stratégiques qui ne nous permettent pas d’y être favorables en l’état…

Nous vous souhaitons à tous un très bon mois d’août. 

Prochain conseil municipal : le lundi 18 septembre

Vraie fausse interview et compte administratif : comment combler le vide...

La vraie-fausse interview de mi-mandat de Madame le Maire
Sur le site internet de la Ville, une interview vidéo de Martine Berthet consacrée à son bilan de mi-mandat vient d’être mise en ligne. Après le « flop » connu par les réunions publiques, ce nouveau document vient sans doute au secours d’une communication qui se heurte à la réalité des faits et à la pauvreté du bilan. Menée « pour faire vrai » par le journaliste d’une TV locale rémunéré pour l’occasion, cet exercice de pseudo journalisme est un chef d’oeuvre du genre : creux, mensonger et caricatural. Parmi les morceaux choisis de cette prestation : « Je n’ai pas de cabinet politique ni de voiture de fonction » : certes officiellement il n’y a pas de cabinet à la mairie mais Martine Berthet a pris soin d’étoffer son secrétariat et son service communication de deux postes. Une secrétaire supplémentaire et une chargée de communication toute dévouée à sa cause qui la suit partout et assure sa promotion personnelle sans relâche… Quant à la voiture de fonction, peut on préciser que l’augmentation d’indemnité que s’est accordée Martine Berthet par rapport à celle perçue par Philippe Masure couvre largement les frais de location d’une voiture comme cela se pratiquait alors ? Est-il utile de rappeler qu’outre son mandat de Maire, Martine Berthet exerce celui de Vice Présidente d’Arlysère et de conseillère départementale ? Avec un cumul d’indemnités publiques perçu de plus de 6000€ bruts mensuels ? Connaitre ces éléments permet de relativiser le caractère vertueux du renoncement à la voiture de fonction…

Autre affirmation : « La délinquance a diminué depuis 2014 » : chiffres à l’appui ? Non aucun chiffre pour étayer cette affirmation péremptoire, mais une incroyable explication : plus d’affaires résolues grâce… aux nouvelles caméras de vidéosurveillance… qui ne sont pourtant toujours pas installées !!! De très nombreuses entreprises se sont installées à Albertville ! Des chiffres ? Des noms ? Aucun… Sinon celui, improbable, d’une hausse de 75% du nombre d’artisans depuis 2014 !

L’objectif de désendettement est largement atteint à mi-mandat ? Mais naturellement, aucun chantier important n’a encore été achevé ou entrepris. Encore un mensonge ? « Ma première action a été de reprendre le logo olympique laissé à l’abandon » exprime non sans fierté Martine Berthet. Mais où a t-elle vu que la flamme et les anneaux avaient disparu avant 2014 ?!!! Nous l’invitons à se reporter aux documents de communication d’alors !

Au final une bien piètre opération de communication qui a du mal à cacher le vide… Les Albertvillois méritent mieux !

Conseil municipal du 22 mai
Le miroir de l’inaction. La séance du conseil du 22 mai était essentiellement consacrée à l’examen du compte administratif, autrement dit l’examen chiffré des réalisations budgétaires de l’année 2016. Les chiffres sont parlants : des dépenses en hausse, des recettes en baisse, des ratios dégradés et… malgré tout, un taux d’investissement qui atteint un niveau historiquement bas. Ce compte administratif est véritablement le reflet de l’inaction. Tous les gros chantiers semblent à venir. il ne reste désormais plus que deux ans et demi à la municipalité pour concrétiser la longue liste des projets maintes et maintes fois annoncés. Le catalogue des travaux réalisés et à venir en 2017 paru dans la dernière édition du bulletin municipal est édifiant : histoire de gonfler la liste et donner une impression d’action tous azimuts, le moindre coup de pinceau et la moindre réparation de fuite d’eau y sont mentionnés !

Les plus pauvres… paieront plus cher !!
Au prétexte de rendre les tarifs des services de loisirs du péri scolaire plus accessibles aux travailleurs pauvres, la municipalité a opéré une hausse sélective bien surprenante : au final, de très nombreux tarifs augmentent pour les familles les plus en difficulté, pendant qu’ils baissent pour les quotients familiaux les plus élevés !! Cherchez l’erreur. Martine Berthet a une drôle de conception des politiques sociales… 

Une vidéo… In extenso ?
Sur le site de la Ville la vidéo de cette séance du conseil municipal est d’ores et déjà visible, et présentée comme une restitution du direct. Ne vous y trompez pas ! Il manque à l’enregistrement toute l’argumentation sur le vélo du quotidien développée par Laurent Graziano pour le groupe Osons ! Alors incident technique ou coup de ciseau ? On en a mémoire la disparition totale de toute trace d’enregistrement de la séance de septembre 2015 où le débat avait fait rage autour de la cession du clos des Capucins… Décidément …

Echos du conseil municipal du 21 mars

Un budget en trompe l’œil pour quelles priorités ?

A l’ordre du jour du Conseil Municipal du lundi 21 mars , le vote du budget primitif. Les élus du groupe Osons Albertville ont voté contre. Pourquoi ?

Ce budget est un budget en trompe l’œil : recettes largement minorées, dépenses largement majorées, sa construction est délibérément pessimiste, les ratios sont présentées de façon particulièrement dégradée. Martine Berthet et son équipe ne cessent de se plaindre de la dégradation des ressources municipales.

L’effort d’équipement et l’investissement prévu au service des Albertvillois est très faible. (109 € par habitant en 2016 contre 193 € en 2015, 290,48 € en 2014 et 388,57 € en 2013 !)
– Il est très inférieur à l’année dernière, alors qu’à l’issue de cette deuxième année de mandat, le projet municipal devrait se développer et entrer en phase concrète. Il est aussi très inférieur à la moyenne des villes de même taille, qui est de 379 €/habitant.
– Ce budget offre un contraste saisissant avec les très nombreuses annonces de projets qui émaillent discours et interventions depuis le début du mandat.

Dans ce contexte, il est impossible de lire et de comprendre les priorités municipales : sur 2,7 M€ de travaux, la réfection de la Grande Place de Conflans qui devient la priorité de l’année, se taille la part du lion avec 920 000 € (pour cette année ! Et ce n’est pas fini…). Sinon, parmi le annonces : un nouveau projet de restaurant scolaire jamais évoqué jusqu’alors qui surgit sous le préau de l’école Albert Bar, la chaufferie bois prévue au Sud qui migre au Nord… et une impressionnante liste de demandes de subventions adressée à l’Etat …
Toute collectivité de cette taille prévoit un plan pluri-annuel d’investissement. Qu’en est-il d’Albertville ? On a plutôt l’impression que la municipalité navigue à vue, annonçant, rajoutant, supprimant, modifiant des projets au gré du temps. Au final, beaucoup d’approximation, peu de cohérence et peu d’ambition…

Et malgré tout, la majorité municipale cultive l’auto-satisfaction en assurant avoir redonné du dynamisme économique à notre ville… sans pouvoir étayer son discours d’exemples concrets…

Malgré tout... Bonne année !

A l’occasion de notre première brassée de voeux sur les réseaux sociaux, nous osions rêver d’une année 2015 « Apaisée, solidaire, dynamique et participative… et nous vous souhaitions à tous une très bonne santé et de nombreuses raisons d’espérer. »

Les crimes chez Charlie, le 7 janvier, ont soudain rendu ces voeux presque ironiques, dérisoires et totalement déplacés… Ils nous ont stoppés net dans notre élan. Pour une année apaisée et dynamique, il faudra attendre un peu. Restent la solidarité et la participation, qui certes se sont élevées dans notre pays, symbolisées par ce « je suis Charlie »… mais on ne peut se réjouir du sursaut de la communauté nationale dans de telles circonstances. Trop de morts, trop de larmes…

Combattre les amalgams, qui déferlent déjà tels des torrents de haine sur les réseaux sociaux, vaincre la peur, réaffirmer nos valeurs, démontrer l’esprit républicain, sa force, afficher le refus des obscurantismes et défendre pied à pied la liberté d’expression… La tâche est immense.

Petit à petit, le quotidien va reprendre ses droits, les préoccupations locales vont resurgir, et nous, élus « Osons Albertville », nous serons toujours là, fidèles à nos engagements : être aux côtés de tous les Albertvillois, représenter les 2 078 électeurs qui nous ont fait confiance, suivre les dossiers avec attention, vigilance, sans esprit polémique ni a priori, dans le respect de nos interlocuteurs.

Telle est en tous cas notre conception de la vie politique locale.

Nos bonnes résolutions demeurent, à vous de nous en suggérer d’autres peut-être…

A vous tous, nous souhaitons une année pleine de santé, de force, d’échanges et de rencontres, d’idées et de projets.