Bilan de mi-mandat du groupe Osons Albertville

Regrettable jeu de piste…
Il fallait être motivé pour assister à la réunion de mi-mandat du groupe Osons ce vendredi 31 mars. En effet, en fin d’après-midi, alors que nous allions chercher les clés de la salle Marinette Moulin, dans la maison de quartier du Champ de Mars, il nous a été dit que la salle avait fait l’objet d’une double réservation, par erreur, et que nous devions renoncer pour nous installer dans une autre salle, au 88 bis rue de la République !
Et tant pis si notre réservation était antérieure, tant pis si les annonces dans la presse et sur les réseaux sociaux invitaient le public au Champ de Mars, on nous a proposé une affichette de fortune invitant les gens à rebrousser chemin pour se rendre au centre ville…
C’est dans la pelouse de la maison de quartier que nous avons reçu les journalistes pour notre conférence de presse, avant de rejoindre le « 88 bis ».
Nous ne saurons jamais combien de personnes auront finalement renoncé à nous rejoindre à l’issue de ce regrettable jeu de piste, mais c’est devant une salle tout de même bien garnie que nous avons tenu notre réunion, merci aux courageux pour leur ténacité !

Un beau moment d’échanges
Cette réunion, nous l’avons voulue riche en échanges, interactive. Tout le contraire de ce à quoi nous avons pu assister lors des réunions de mi-mandat organisées par le Maire : deux heures de logorrhée descendante en mode auto-satisfaction, avec des diapositives redondantes : de quoi décourager toute question ou intervention…
Lorsque l’on veut écouter les gens et les laisser parler, ça marche ! En témoigne notre réunion ponctuée de questions, de témoignages, à l’appui d’un bilan que nous avons voulu synthétique et percutant.
Sur la méthode, associant improvisation, impréparation et illusion, sur la réalité des réalisations et la valse des projets, sur les dossiers à suivre et les enjeux de demain… y compris à l’échelle de la nouvelle agglomération, un large tour d’horizon a été fait. Nous n’avons pu répondre à toutes les questions, car la rétention d’information et l’absence de transparence font aussi partie des méthodes de gouvernance locale. Mais nous nous sommes engagés à poursuivre notre mission avec vigilance. Merci à tous les intervenants et à tous ceux qui, par leur présence, ont fait de cette réunion un vrai beau moment de démocratie.
Retrouvez l’édition spéciale mi-mandat de OA! le journal en cliquant ici.
Si vous souhaitez disposer d’exemplaires papier, un simple mail à contact@osonsalbertville.fr et ils seront livrés dans votre boite !

2014-2017 : OSONS LE BILAN DE MI-MANDAT !

Une date à réserver : 31 mars à 19h30

Le groupe des 6 élus Osons Albertville vous invite à partager le bilan de ces trois années de vie municipale : annonces, promesses, réalisations : il est temps de faire le point !
Nous vous proposerons notre bilan, qui, vous vous en doutez,  est un peu différent du bilan officiel que l’équipe municipale décline de réunion en réunion. Nous pourrons échanger avec vous et vous entendre sur vos satisfactions, vos espoirs, vos déceptions ? Et ce afin d’être porteurs de vos messages et de vos attentes.
Alors, pour échanger et partager un moment de convivialité, nous vous invitons à nous rejoindre le vendredi 31 mars 2017 à 19h30 à la Maison de quartier Marinette Moulin, avenue du Champ de Mars.
Nous terminerons la réunion par le verre de l’amitié auquel chacun peut apporter sa touche gourmande personnelle…
Venez avec parents et amis, nous comptons sur vous !

Echos du conseil municipal du 11 juillet

Retour sur la séance du conseil municipal du 11 juillet, relogement des associations : voici le menu de notre dernière lettre d’information avant la trêve estivale. Bonne lecture, rendez-vous en septembre !

Ville/associations : dialogue en panne ? L’Association des jardins familiaux et France Palestine Solidarité, hébergées jusqu’alors dans la maison dite « des congrégations » rue Suarez, proche du passage à niveau, vont devoir déménager. En effet, la municipalité souhaite démolir ce bâtiment afin d’agrandir le parking. Projet resté discret, même pas évoqué en commission cadre de vie. Même discrétion vis-à-vis des associations concernées qui ont été informées par un simple courrier postal. Pas d’échange, pas de dialogue. Ces locaux associatifs servent de stockage de matériel de jardinage et, pour l’AFPS, de stockage d’huile d’olive (1000 l). Tant  dans la forme que dans les solutions de relogement proposées, la méthode municipale ne respire pas le dialogue, la transparence et traduit même un certain désintérêt vis-à-vis des deux associations. L’AFPS se voit proposer un local préfabriqué rue des Fleurs trop petit pour stocker convenablement l’huile et les Jardins familiaux se voient dirigés vers la maison des associations pour stocker leur matériel, alors qu’il n’y a ni cave ni garage adéquat…

Aucune réponse n’a par ailleurs été apportée suite à la question des élus d’Osons Albertville au sein de la commission.

Sans remettre en cause la nécessité de travailler à la dynamisation du centre-ville et de soutenir ses commerces, les élus du groupe Osons Albertville déplorent la façon dont sont traitées des associations qui jouent un rôle essentiel dans la cohésion sociale de notre ville. Sans volonté polémique, ils souhaitent que les associations soient entendues et soutenues et obtiennent les compensations adéquates et légitimes.

Intercommunalité : vers la communauté d’agglomération ? Pour la seconde fois en quelques semaines, nous avons dû nous prononcer sur l’évolution de la Co.RAL et l’avènement de la future communauté d’agglomération englobant les 4 communautés de communes du territoire « Arlysère ». Comme l’ensemble des communes du territoire d’Arlysère et du Conseil communautaire de la Co.RAL qui avaient voté contre le projet du Préfet en décembre 2015, nous sommes restés constants par rapport à notre vote précédent en nous opposant à l’évolution du périmètre et des compétences. Si nous estimons que la fusion des intercommunalités va dans le sens de l’histoire, nous estimons que la façon dont se précisent les choses sur le territoire en termes de perspectives financières et de gouvernance ne nous satisfait pas. Au fil des réunions, la perplexité et l’inquiétude des élus se manifestent, pendant que l’exécutif de la Co.RAL mené par Franck Lombard (déjà désigné Président avant l’élection finale) affirme son hégémonie… Après avoir décrié l’Etat et le Préfet qui ont impulsé par la loi NoTRe cette recomposition territoriale, la majorité coralienne est revenue sur son vote de décembre et voit bien désormais tout le bénéfice qu’elle peut tirer dans la gouvernance de ce territoire élargi. Les votes négatifs à ce jour de trois communes (Grignon, Gilly-sur-Isère, Thénésol) en disent long sur le climat de méfiance qui règne. Cette expression de rejet de trois communes, toutes tendances confondues, exprime une réelle inquiétude que la droite locale aurait tort de sous-estimer.

ZAC du Parc olympique : Nous avons adopté une délibération tirant « le bilan de la mise à disposition du public de l’étude d’impact » concernant le projet de création de la ZAC du Parc Olympique. Une formule complexe qui désigne une étape dans la procédure de création de cet espace d’équipements économiques et sportifs. Aucune remarque du public n’ayant été mentionnée dans ce bilan, nous restons vigilants sur le point particulier de l’implantation hôtelière qui suscite de nombreuses interrogations des riverains. Inquiétudes qui, pour l’heure, se heurtent au silence de Martine Berthet… Ce déficit d’écoute et de dialogue est décidément la marque de cette équipe municipale… Pour notre part, si nous sommes favorables au principe de cette ZAC, nous ne relâcherons pas nos efforts pour que le C de ZAC (Zone d’aménagement Concertée) ne passe pas à la trappe… L’annonce d’un autre projet hôtelier (mené par Eiffage) au rond point du Champ de Mars concurrent de celui de la ZAC du parc olympique nous pose quand même question au regard de la réalité du marché sur le bassin. A suivre donc…

 Conflans rime avec artisans : plusieurs artisans ont trouvé place dans des « pas de porte » municipaux dans la cité médiévale. La municipalité s’en enorgueillit, en oubliant de mentionner qu’elle n’a de son côté réalisé aucun achat depuis 2014, mais qu’elle n’a fait que profiter de la politique volontariste de l’équipe Masure. En effet, les quatre conventions de mise à disposition soumises à notre vote concernent des locaux déjà proposés aux artisans sous l’ancien mandat. (dont 3 acquis auprès de privés par l’ancienne équipe et 1 déjà municipal).

Terrain de la Contamine : drôle de dossier. La municipalité semble en difficulté sur le dossier d’acquisition d’un terrain dans le quartier de la Contamine sur lequel elle souhaitait exercer son droit de préemption. Droit attaqué au tribunal administratif par les signataires d’un compromis de vente qui ont obtenu une suspension de la délibération municipale… Cette fois, dans une nouvelle délibération, le Maire souhaite se prémunir en cas d’absence d’accord amiable avec le propriétaire… et pouvoir procéder à une expropriation.. Malgré nos questions nous n’en saurons pas plus sur ce dossier décidément bien peu transparent…

2 ans de mandat municipal : osons le bilan !

Deux ans se sont écoulés depuis l’élection municipale de 2014 et le groupe des 6 élus Osons Albertville s’est livré à l’exercice du bilan…

 Sur la forme : Une gouvernance qui ne rime ni avec confiance ni avec transparence : un mode descendant, où le dialogue et la concertation sont aux abonnés absents. Des commissions municipales express sans document, des instances dites « de consultation » en panne, des éléments de dossier tronqués ou occultés… Il faut aller vite, vite, vite… pour quel résultat ?

Sur le fond : beaucoup de communication depuis le début de mandat sur des projets, toujours les mêmes pour donner une impression de dynamisme et d’efficacité… Alors, quoi de neuf depuis deux ans ? Le point, dossier par dossier : 

          Aménagement secteur Hôtel de Ville / déplacement du marché : rien… pas même une esquisse. La Ville voulait démolir le bâtiment de l’octroi malgré sa valeur patrimoniale, en dépit de nombreux avis autorisés. La sentence est tombée : démolition interdite. Depuis, rien…

          Entrée nord de la Ville : cinéma, réaménagement… rien non plus !

          Quartier des chasseurs alpins : au point mort.

          ZAC du Campus olympique : la Ville a fait le choix de déléguer au privé : la SAS* omniprésente a construit le Centre d’entrainement des équipes de France, un bâtiment à vocation économique ( ?) propriété de la Co.RAL construit dans le cadre d’un montage opaque… pour l’heure mis à disposition du club de tennis… avec un sol totalement inadapté qui entraîne les chutes !

          Le clos des Capucins : une vente au rabais dans la précipitation et sans aucune transparence pour une vocation exclusivement religieuse… (le Tribunal Administratif devrait statuer dans l’année suite à notre recours).

          Quartiers Sud : un dépôt de matériaux sous les fenêtres des riverains de l’avenue Fontanet, une perspective d’empilement d’équipements sur le stade Baneton, une enfilade de bâtiments en mode hangars sur la ZAC « campus olympique »… voilà le bilan des deux ans de l’équipe Berthet. 

Dans le domaine des services à la population, une cascade de suppressions :

Suppression du coup de pouce étudiant, aide de 300 € aux familles modestes dont les enfants abordent des études supérieures

Suppression de l’aide au départ en voyage scolaire des collégiens boursiers d’un montant de 70 €.

Suppression de la garderie gratuite de 11h30 à 12h15 dans les écoles : une promesse de campagne vite oubliée.

Suppression de l’antenne du centre de loisirs au Champ de Mars, des activités culturelles au sein de l’école municipale des sports et de la culture.

Suppression de la distribution des chocolats dans les établissements pour personnes âgées dépendantes.

Au total, des choix qui privilégient le paraître et l’événementiel, et un gros déficit de rigueur et de sérieux sur le traitement des dossiers importants. A cet égard, celui du Pont Albertin résume à lui seul les méthodes … ou l’absence de méthode de la majorité. A lire ici.

*SAS : Société d’Aménagement de la Savoie présidée par Franck Lombard, Maire d’Ugine.