Notre actualité

Suivez l’actualité du groupe « Osons Albertville ! ».

Echos du conseil municipal du 30 janvier

Orientations budgétaires : plus on est de flous…
A l’ordre du jour de cette dernière séance du conseil municipal le débat d’orientations budgétaires préalable au vote du budget primitif. Difficile d’y voir clair, notamment en matière d’impôts puisque la naissance de la nouvelle agglomération jette un écran de fumée sur les réalités budgétaires et reporte au mois d’avril le vote des taux d’imposition… au nom de la sacro-sainte neutralité fiscale revendiquée par la majorité. En clair, attendons que l’agglomération vote ses taux, et les taux municipaux s’adapteront afin que l’addition soit sans douleur pour le contribuable. Reste que les communes en revanche risquent de souffrir. Elles ne pourront désormais que compter sur la dynamique des bases (directement liée à l’évolution de la population) et aux attributions de compensation accordées par l’agglomération, qui seront figées dans le temps. Au nom du groupe Osons, Philippe Perrier a regretté cette absence de vision claire.
Désormais, l’agglomération prend totalement en charge le transport (la Ville est ainsi soulagée du fonds de concours annuel de 215 K€ qu’elle versait à la Co.RAL) la promotion touristique, le logement, la politique de la ville, compétences transférées à l’agglomération. pour l’eau et l’assainissement, les choses sont toujours à l’étude… tout comme pour l’action sociale.

S’agissant des projets municipaux, pas de grande surprise avec l’énumération habituelle : réseau de chaleur, caméras de vidéosurveillance, aménagement de Conflans, rénovation thermique des écoles. On peut sourire en voyant réapparaître pour la « ènième » fois l’aire de jeux du Val des Roses qui n’est toujours pas réalisée…
Quant à l’aménagement du secteur de l’Hôtel de ville, à l’arrêt depuis le début du mandat, il est encore reporté car un autre chantier semble s’imposer : la rénovation des réseaux de la rue de la République, qui permettra aussi à Ugine de se raccorder à la station d’épuration (montant à charge de la Ville : 4,7 M€, début des travaux à l’automne 2017).

Développement durable : quelles ambitions ?
Le politique municipale en matière de développement durable et de transition énergétique semble se résumer à deux projets : un réseau de chaleur à 17M€… et un poulailler municipal de 15 000€.. Le recours aux leds pour l’éclairage municipale et les bornes de rechargement des véhicules électriques paraissent bien dérisoires face aux enjeux : le pic de pollution mais aussi le pic de consommation lié aux grands froids n’ont pas incité la municipalité à prendre une part active à la sensibilisation de nos concitoyens. Aucun message sur les comportements éco-citoyens, et pire… des illuminations pour les fêtes étendues et prolongées, et sur les hameaux des hauts de Conflans, un éclairage public qui parait surdimensionné. Au nom du groupe Osons, Claudie Léger a suggéré que la ville travaille à une extinction raisonnée de l’éclairage public permanent. A ses diverses questions et contributions, le Maire n’a pu répondre autrement que par la nécessité d’avoir une ville en lumières pour le Mondial de handball ! Une vision bien rétrograde du rayonnement d’une ville, qui pourrait aussi briller par ses initiatives environnementales…

Le tribunal menacé ? Le tribunal d’Albertville serait victime du syndrome de l’artichaut selon l’adjointe et avocate Pascale Masoero qui a rappelé combien la réforme de la carte judiciaire menée par Rachida Dati sous la présidence Sarkozy avait mis à mal le tribunal en le »déshabillant » progressivement. Propos confirmés avec force par le bâtonnier de l’ordre des avocats invité à s’exprimer en séance. Malgré la réponse très claire adressée à la député Bernadette Laclais par le garde des sceaux, le Maire croit tenir des informations de première main attestant que le tribunal serait en danger, crainte confirmée par le bâtonnier pour qui certes il n’y a aucune réforme en cours au Ministère de la justice, mais la menace viendrait des argentiers de Bercy. D’où une motion de soutien soumise au vote du Conseil Municipal. Laurent Graziano a rappelé pour le groupe Osons que la logique aurait été que l’audition du bâtonnier comme les éléments soient fournis en commission aux élus, afin qu’ils puissent travailler correctement. Cela dit, le groupe Osons a bien entendu apporté ses voix à cette motion non sans en avoir fait corriger les termes, en rajoutant une mention particulière sur la cour d’appel de Chambéry, qui serait également menacée… Au passage nous avons informé les élus majoritaires que la suppression du tribunal d’Albertville est bien au programme du candidat LR à la présidentielle, puisqu’il annonce le maintien d ‘un seul tribunal de grande instance par département. Sans doute cette seule motion devrait-elle s’accompagner d’une démarche plus volontariste des élus proches du candidat LR…

Echos du conseil municipal du 14 novembre

Deux gros dossiers à l’ordre du jour du conseil municipal du 14 novembre : finances, avec la décision modificative n°4 au budget principal, et aménagement avec la ZAC du campus olympique.

 Finances : l’état des finances municipales à ce stade de l’année, quasiment à la fin de l’exercice budgétaire, contraste singulièrement avec la frénésie de communication que déploie la municipalité, évoquant sans cesse des projets… qui restent des projets. Loin du dynamisme affiché,  le rapport  proposé au vote du conseil est le reflet d’une gestion tranquille, avec des dépenses de fonctionnement maintenues artificiellement à un haut niveau, et des dépenses imprévues à hauteur de … 670 000€ ! Très étonnant alors qu’approche la fin d’année !
Philippe Perrier au nom du groupe Osons Albertville a souligné que « de nombreux  chapitres abritent la cagnotte de fin d’année ». Du coup, avec cette stratégie financière, la politique d’investissement est notoirement insuffisante : la ville est moins bien entretenue, surtout dans les quartiers excentrés : les voiries, les lieux de promenades, les parcs, le fleurissement, etc.. Tous les gros projets ne font que nourrir des effets d’annonce dans la presse locale : Aménagement de Conflans, du stade Banneton, du parc du VDR, de l’esplanade Nelson  Mandela, la vidéo-surveillance, le réseau de chaleur, la ZAC, etc…mais concrètement ? Pas grand-chose ! A ce rythme-là, l’équipe majoritaire peut se targuer ainsi d’un désendettement à hauteur de 4.1M€ (alors qu’il est réellement de 3,4 M€).
Nous nous sommes abstenus sur ce rapport, qui, au final ne permet pas à chacun d’entre nous d’avoir une vision claire des réalités de l’efficacité de l’action municipale.

ZAC du campus olympique : après plusieurs étapes devant le conseil, voici venu le temps de désigner le concessionnaire de la Zone d’aménagement concertée du campus olympique. Un seul candidat sur les rangs, un seul heureux élu à l’issue d’un suspense insoutenable : la SAS, déjà omniprésente dans le paysage albertvillois : centre de ski, bâtiment du tennis, secteur de l’ancienne piscine… L’examen de ce rapport a donné lieu à un très long débat technique entre, notamment, le Maire et Claude Besenval, qui portait tous les questionnements du groupe Osons. Il faut souligner que les deux groupes d’opposition s’étant associés, ils ont obtenu un siège au sein de la commission d’aménagement chargée du suivi de la ZAC. Une réunion, puis une deuxième… annulée à la dernière minute, puis reportée sans tenir compte des disponibilités des uns et des autres… et enfin organisée en pleine journée, horaire idéal pour les retraités. Dans ces conditions, les élus d’opposition que nous sommes ne peuvent pas sérieusement suivre ce dossier important, qui engage très fortement la collectivité (13 M€  dont près de 6M HT à la charge de la ville). Le conseil municipal n’était pas forcément l’instance idéale pour accueillir ces longs échanges techniques et fastidieux qui portaient sur le contrat de concession entre la Ville et la SAS, qui définit les engagements  des deux partenaires, ainsi que les partis-pris d’aménagement.
Quelques points retiennent notre vigilance : le nombre et l’emplacement des terrains mis en vente, l’implantation du futur 4 étoiles, confirmé sur le terrain adjacent à la copropriété du Roc Rouge, ce qui suscite l’inquiétude des riverains.
Aux nombreuses interrogations que nous avons formulées, on nous a indiqué que nombre des réponses figureraient dans le prochain dossier de réalisation d’équipements publics qui devrait être prochainement présenté au conseil. Si l’on en croit les annonces… dans les tous prochains mois, les boulistes devraient disposer d’installations opérationnelles à proximité de l’ex-bâtiment de la SAMSE (photo). A suivre donc…

Echos du conseil municipal du 17 octobre

Au fil des dossiers, un petit résumé des choix municipaux et de nos votes :

Subventions : nous avons voté en faveur du versement de 3 subventions : pour le Sou des écoles (877 € pour le projet chanter et partager), 475 € pour l’Amicale des Sapeurs Pompiers, et le SOUA Rugby : 8000 € pour palier le manque à gagner lié à l’annulation des Médiévales de Conflans.

Budget : la décision modificative n°3 au budget principal sur laquelle nous nous sommes abstenus montre des dépenses de fonctionnement en hausse mais surtout un volume très important de « dépenses imprévues » (670 000€) à ce stade avancé de l’année. Cette enveloppe est en fait un bas de laine, comme l’a reconnu le Maire. Compte-tenu de la ponction opérée sur les crédits de voirie, une partie de cette somme aurait sans doute pu être affectée utilement au service des Albertvillois… ou fléchée directement sur de l’épargne.

Par ailleurs, nous avons pointé l’augmentation de la ligne des contentieux, qui se voit multipliée par trois.Explication majeure selon le Maire : le dossier des terrasses de l’Arclusaz (vieux de plusieurs mandats antérieurs). Nous avons demandé à obtenir une liste des contentieux en cours, qui devait nous être communiquée lors du prochain conseil.

Stationnement : La Ville souhaite ainsi reprendre la gestion du parc de stationnement de l’Hôtel de ville engérance à l’issue du traité de concession, soit au 1er février 2017, pour en confier l’exploitation à un tiers spécialisé pour une durée de 1 à 4 ans. Au vu des données financières historiques du parking souterrain, le coût de cette prestation est évalué entre 150 et 200 K€ par an. Le gérant sera rémunéré au forfait. Les agents que le délégataire actuel a affecté au service du parking souterrain de l’Hôtel de ville.seront repris directement par le gérant.

Droit de préemption : nous sommes abstenus concernant l’extension du droit de préemption du Maire jusqu’à 400 000 €. En effet, la commune disposant de 2 mois pour préempter, il nous parait tout à fait possible de réunir un conseil municipal ou une instance élargie pour permettre aux élus dans leur ensemble d’avoir une vision sur l’exercice de ce droit.

Commerces ouverts le dimanche : nous nous sommes opposés à l’octroi de 12 dates (contre 9 précédemment) pour l’ouverture des commerces le dimanche qui concerne les grandes surfaces. Pour nous, cette inflation de dates n’est pas justifiée. Sur ce sujet, retrouvez ici le communiqué de presse de Claudie Léger.

Vidéoprotection : nous ne sommes pas opposés à l’implantation de caméras, mais nous dénonçons l’inflation du budget qui leur est consacré : 1,2 M€ HT. Sachant que les images ne seront pas visionnées en temps réel, sans aucune supervision, ce déploiement nous parait démesuré et les événements dramatiques que nous avons vécus ont prouvé le caractère tout relatif de l’efficacité de tels systèmes. Une présence humaine devant une école vaut mieux pour nous qu’une caméra dont on visionnera les images plus tard…

Photo : pour palier le manque à gagner suite à l’annulation des Médiévales 2016, le SOUA Rugby percevra une subvention de 8 000 €.

Echos du conseil municipal du 12 septembre

Le dossier du Clos des Capucins s’est à nouveau invité en séance lundi. Et de façon étonnante : Martine Berthet et son équipe ont tacitement avoué que lorsqu’il y a près d’un an, le 21 septembre, ils ont adopté une délibération de cession du Clos aux Capucins intégristes  de Morgon, ils n’avaient tout simplement pas le droit de le faire ! En effet, le site était alors dans le domaine public de la commune, il était donc inaliénable !

Ironie du sort, c’est grâce au recours des élus Osons au Tribunal Administratif (toujours en cours) et à leur travail de fond que cette irrégularité a été mise en lumière !

Après avoir alerté le Maire sur le caractère intégriste des futurs acquéreurs, nous avons décelé une irrégularité juridique majeure dans ce dossier décidément traité à l’emporte-pièce ! Comme toujours lorsqu’ils sont mis en difficulté, le Maire et son premier adjoint n’ont eu d’autre réponse que le mépris et les attaques, déviant le débat pour éviter les sujets qui fâchent …

Retrouvez ici notre intervention lors de cette séance.